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Économie circulaire : la double vie des produits !

Valoriser le cycle de vie d’une matière et optimiser le potentiel de ressources recyclables : tel est le credo de l’économie circulaire. Produits d’hygiène, environnement… La liste des invités dans la ronde est longue.

L’économie circulaire est née de la révolution industrielle. Une époque marquée par l’arrivée « de nouveaux besoins et celle du plastique », explique Stéphane Murignieux, directeur adjoint de l’Institut national de l’économie circulaire.

L’économie circulaire « n’est pas un gadget écologique. Elle se décline en business model plus vertueux que le capitalisme », en rupture avec l’obsolescence programmée et l’usage unique associée à la consommation de masse. Le postulat de départ ? « Les ressources de la planète ne sont pas inépuisables. La preuve, il faudrait une seconde Terre d’ici à 2030 pour subvenir aux besoins de l’espèce humaine et une 3ème pour assurer la gestion des déchets. »

Pour mieux gérer nos ressources, « il a fallu repenser le système autour de l’écoconception ». Soit la fabrication de choses réparables à partir de matières recyclables en utilisant le moins de matériau possible. Autres pierres angulaires, l’éco-consommation (ne pas acheter pour rien) et  la gestion des déchets. L’enjeu, « optimiser le cycle de vie des produits ».

Une économie du quotidien ?

Le circuit complet de la matière est pensé pour gérer sa fin de vie et sa renaissance. Cette économie génère donc des emplois : toutes les étapes de vie d’une matière nécessitent en effet un travail de tri, de recyclage, de reconditionnement, de stock, de réparation… Autre point, autant que possible, la priorité est donnée au local pour favoriser les circuits courts.

Mais alors, où trouve-t-on cette économie dans la vie de tous les jours ? Exemple avec la marque Étamine du lys, qui pour ses produits destinés à laver la vaisselle, utilise un contenant, à remplir sans en acheter un nouveau. Ce flacon est fabriqué à partir de 25% de plastique recyclé. La base lavante provient d’un blé récolté en France. Aucune substance de synthèse n’est présente, seulement des actifs végétaux… Un respect total pour l’épiderme !

Autre illustration dans la nature ? « La pénurie de sable actuelle », décrit Stéphane Murignieux. On consomme plus de sable que la Terre n’en produit. Après l’eau et l’air, le sable est d’ailleurs la 3ème  ressource la plus consommée au monde. Les constructions ne sont pas les seules gourmandes en sable : les dentifrices, les panneaux solaires et les puces électroniques en contiennent aussi.

Mais « les carrières sont en train de s’assécher. Le manque est tel que du sable de contrebande circule depuis Dubaï ». Un phénomène menaçant pour l’agriculture, la faune et la flore. Grâce à l’économie circulaire, on pense aux alternatives du sable comme « le béton de verre. Recyclé à partir des déchets de construction, il donne du béton et du sable ». Une réserve alors que « 70% des déchets proviennent du bâtiment. Viennent ensuite l’industrie. Enfin, les usages domestiques représentent seulement  8% à 10% des déchets totaux. »

 

Sources : interview de Stéphane Murignieux, directeur adjoint de l’Institut national de l’économie circulaire

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